. L'équitation de légèreté .

A la recherche de la 2° manière de Baucher

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                                         Sommaire :        *    Pour élever l'encolure et arriver ensuite au ramener 
                                                                  *    Causes - Effets
                                                                  *    Manière d'arriver au ramener
                                                                  *    De la position de tête et d'encolure    
                                                                  *    Le ramener n'est pas indispensable à l'équilibre 
 

 
 
*  Pour élever l'encolure, ... et arriver ensuite au ramener
 
Ce n'est qu'après avoir fait tout le préparer la tête haute, qu'on permet au cheval de tomber dans le ramener
( très important ).
                                                                               NE - Bouhet  p. 26
 
                 Dans toute cette première partie du dressage ( le préparer monté ) on doit chercher à élever le plus possible l'encolure. C'est sur le poids qu'on agit en demandant cette élévation ; mais il faut qu'en le reportant en arrière la force qui 
 donne le mouvement ne soit aucunement diminuée ; il faut, par contre, en donnant l'action, en produisant la force qui pousse, que cette même force n'entraîne dans le sens du mouvement que la petite quantité de poids nécessaire au mouvement, et
que l'équilibre n'en soit pas altéré, c'est-à-dire que les translations du poids demeurent également faciles dans tous les sens, après comme avant le mouvement obtenu. 
                Quand un cheval a une forte tendance à affaisser son encolure, on doit tenir les poignets très hauts, au-dessus des oreilles s'il est nécessaire, jusqu'à ce que la mâchoire ait cédé moelleusement dans cette position. On rend alors, mais on reprend dès que la tête s'abaisse, en ayant constamment les mains très élevées pour empêcher l'animal de s'enterrer.
                Il faut avec un pareil cheval rester très longtemps sur le travail en place et aux allures raccourcies, et ne prendre les rênes de bride ( si on veut travailler avec une bride ) que quand on a obtenu une élévation constante et très facile sur le filet.
 
                Une fois le poids en équilibre, une fois l'encolure élevée et soutenue, on détruit les résistances de forces quand il y a lieu; et alors la  tête liante, abandonnée à elle-même, se place à sa position la plus commode.
 
                                                                                                             DCD - Kerbrech  p. 92  et  MSJ - Beudant  p. 36 
 
 
               DU BRIDON  :   Baucher disant à  L'Hotte  :  " Le bridon c'est si bon ".  En effet dans la recherche du ramener, la main seule doit agir sans le secours des jambes du cavalier et elle ne doit pas permettre à la tête du cheval de se rapprocher de la verticale avant que la légèreté ne soit parfaite.
                      Or, le moyen le plus sûr d'arriver à ce résultat est l'emploi du filet, du simple bridon, par la main très haute et fixe qui donne l'élévation maxima de l'encolure et la légèreté; alors seulement, on laisse la tête se placer à la position la plus commode, verticale ou à peu près.
                                                              DCS - Beudant  p. 64
 
 
 
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Causes - Effets
 
        *   Ne pas chercher la position de tête. C'est la mobilité de la mâchoire qui doit rapprocher la tête de la verticale.
        *   -- La légèreté est la cause, la position ( la tête se rapprochant de la verticale ) est l'effet. --
        *   Le ramener est donc la conséquence de la décontraction de la mâchoire.
                                                                                                                          EHE - Beudant  p. 42
 
        *   Ne jamais essayer de placer la tête avant d'avoir obtenu la légèreté.
                                                               MSJ - Beudant  p. 36
 
 
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Manière d'arriver au ramener
 
          Le point important --- de pied ferme surtout, mais également en marche ---  c'est d'obtenir la légèreté, ... que la mâchoire cède d'abord, l'encolure étant très haute et sans que la tête très élevée et souvent presque horizontale fasse aucun mouvement.
Le ramener vient alors par suite du liant de la mâchoire et devient facile à maintenir.
                                                                                                                            DMCS - Kerbrech  p. .87 -  88
 
          La main doit agir seule sans attendre l'action des jambes --- en place, puis , quand le ramener en place est bon, le demander au pas et enfin au petit trot --- sans prendre sur le mouvement et sans altérer la vitesse de l'allure.
          Ce n'est pas la position de la tête qui  amène la légèreté de la bouche, c'est,  au contraire , la mobilité de la mâchoire qui rapproche la tête de la verticale.
          Il est donc illogique de s'acharner, comme on le fait ordinairement, à s'occuper de l'effet en négligeant la cause.
          Si la main , armée d'un mors,  réussit à placer la tête verticalement et à forcer la bouche à s'ouvrir ( soit à  forcer la tête à se placer verticalement , sans légèreté ), elle ne produit pas pour cela l'équilibre ( reconnaissable à la légèreté ), car le cheval essaie toujours de résister à ce qui le contrarie.
          La cession forcée de la tête et de la mâchoire à une puissance supérieure n'implique pas la décontraction des muscles voisins et, encore moins, celles des autres parties du corps cheval. C'est ce qui arrive lorsque les jambes contraignent la bouche à céder au fer qui la fait souffrir.
          Quand au contraire, la main est assez insinuante pour amener le relâchement des muscles desservant la mâchoire, les autres muscles se relâchent aussi, parce que l'animal prend confiance, se livre et goûte son mors. De cet abandon des forces importunes occasionnant la raideur, résulte le retour à l'équilibre qui se manifeste par la légèreté de bouche.
 
 
                                             ( voir IX  - Observations – Assouplissements :  NE - Bouhet  page  9   e t  10   )
 
                                                                                                    
           Essayer d'assouplir un cheval au trot ou galop, c'est chercher une difficulté souvent insurmontable. C'est en place ou au pas seulement qu'on peut rendre très vite le cheval léger de la bouche et des hanches, qu'on peut détruire promptement toutes les résistances.
                                                                                                      EHE - 1948 - Beudant  p. 62  et  DCS - Beudant  p..37
 
 
 
" ... le ramener tel que le comprend la haute-école        
ne se concentre pas dans la direction de la tête :
il réside tout d'abord dans la soumission de la mâchoire
qui est le premier ressort recevant l'effet de la main.
Si ce ressort répond avec moelleux à l'action sollicitant son jeu,
il entraînera la flexibilité de l'encolure
      et provoquera le liant des autres ressorts ... "
 
QE - L'Hotte  p.
 
 
 
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De la position de tête et d'encolure

 

 

                   Avec une encolure longue, la position verticale se prend aisément, mais avec une encolure courte, si l'on veut que la tête reste haute, elle se rapproche moins et plus difficilement de la verticale.

                   Or, il ne faut pas laisser le cheval s'enterrer et baisser l'encolure pour placer la tête verticalement car, plus l'encolure est basse, plus la tête est loin en avant du corps, moins il est possible d'obtenir l'équilibre ( reconnaissable à la légèreté ) et d'asseoir le cheval afin de lui faire exécuter des mouvements brillants.

                                                                                                                                  MSJ - Beudant  p. 36

 

                ... Tout  le travail de manège et de fantaisie s'exécute aisément sans le ramener, c'est à dire avec la position de tête qui convient au travail d'extérieur ( voir  EHE - Beudant   p. 24 : en liberté, position d'extérieur et celle dite de manège )

                   Je crois que ce n'est pas une faute d'imiter le cheval libre et de réserver le ramener complet pour donner au cheval toute sa splendeur, tout le brillant dont il est capable.

                                                                                                                                                                            VA - Beudant  p. 61

 

 

 

Quoique certaines personnes, peu versées dans mes principes,

blâment la disposition que je fais prendre à l'encolure et à la tête du cheval :

je dis qu'il est indispensable de leur donner toute l'élévation dont elles sont susceptibles,

en agissant avec les poignets de bas en haut.

 

Il ne faut pas s'effrayer de la position horizontale que prend forcément la tête.

 

C'est alors qu'il faut décontracter la mâchoire,

dont la moelleuse mobilité permet au cheval de se ramener de lui-même.

 

Ce moyen, indirect en apparence, est le seul qui donne la grâce

et une légèreté constante dans tous les mouvements du cheval.

 

 ME - Baucher  p. 184

 

 

 

 


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Le ramener n'est pas indispensable à l'équilibre
 
 
                        Pour le cheval monté, la vraie position est, selon moi, celle qu'il prendrait de lui-même si, étant en liberté, il  voulait exécuter ce que le cavalier lui demande. C'est la seule dérogation que je fais aux préceptes du général Faverot de Kerbrech qui veulent la tête constamment fixée au ramener.
                        Je ne prétends certes pas avoir raison; j'obéis seulement à mon idée fixe de tâcher d'imiter la nature.
 
                                                                                                                                                                          EHE - Beudant  p. 24
 
                      Et pourtant, en dépit des sarcasmes et des haussement d'épaules que je vais provoquer par ma sincérité, je ne puis m'empêcher de penser que le ramener n'est point du tout indispensable et même que, si l'on peut arriver sans lui à l'équilibre, il n'a d'autre mérite que d'être classique et élégant. Je reconnais toutefois, qu'on ne réussit pas toujours quand on veut s'en passer.                                           
                                                                                                                               VA - Beudant  p. 61
 
                      Le cheval en liberté est toujours en équilibre et il ne se met au ramener  que lorsqu'il veut faire le beau. Les petits mulets, les jeunes ânons ... ( et poulains  ) ... s'échappent à la moindre surprise et courent autour de leur mère à un passage à extension inconnu de la plupart des chevaux d'écuyer les plus remarquables; or tous ont la tête en l'air et le nez au-dessus de l'horizontale, plus haut que les oreilles.
                     Le  cheval en liberté est en équilibre sans être au ramener, pourquoi donc n'en serait-il pas de même ( avec la tête libre ) quand il est monté ?
 
                    " ... Étudiez les lois de la nature ... savante par elle-même ... " ( Rousselet ).
                     Cette même nature qui a enseigné au cheval à trouver son équilibre, sans être contraint au ramener.
 
                     Car le ramener est indiscutablement un moyen de contrainte remarquable, qu'il soit obtenu délicatement par le liant et le moelleux de la mâchoire influencée par la main seule, ou  qu'il soit produit brutalement par l'enrênement ( avec une force dont on ne se doute pas avant de s'en être rendu compte, exigeant un encapuchonnement forcé ), ou bien par la vigueur des jambes du cavalier poussant les forces sur le mors contre lequel les résistances viennent se briser ( les jambes contraignent la bouche à céder au fer qui la fait souffrir ). 
 
 
 
 
                                Quoi qu'il en soit, il ne convient pas d'être trop exigeant pour la position de la tête :
 
 
 
     Si un cavalier obtient la mâchoire moelleuse, liante avec les rênes demi-tendues,
 il ne faut pas croire que son cheval est dans le vide et qu'il échappe à la main.
 Il n'en est pas ainsi du tout : au-dessus d'un obstacle, au trot, au galop, au passage, etc...,
 l'animal non léger, est, quoique bien placé, ordinairement hors de la main.
 Au contraire, l'animal paraissant dans le vide mais léger, est, même non placé, en équilibre,
 et il est plus en main que s'il tirait. 
                     L'appui sur la main ( cet appui confiant que le cheval vient chercher sur le mors,
 transformé par la main, n'est plus qu'une caresse du cheval
 qui goûte son mors et le soulève doucement ),
le contact existe quand même
et lorsque, dans la bouche à peine entr'ouverte, la langue goûte le frôlement du mors,
 impressionné par le seul poids des rênes,
 c'est quelle que soit la position de tête de l'animal,
 l'harmonie, l'accord parfait des forces du cavalier et de son cheval. 

 

 

 
                                             DCS  p. 65 - 66  -  VA  p. 60 - 61 -  EHE - 1948  p. 63 - 64 - 65  - Beudant  imbriquées
 
 
 
 
 
Hamia, étude du piaffer,  sans ramener 
 
* abaissement des hanches
* engagement des postérieurs
* élévation de l'antérieur au soutien
* tride que révèle le ploiement prononcé des paturons
 
Absolument remarquables. 
Patrice Franchet d'Espèrey  VA  p. 133
 
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                 Enfin, sous prétexte de faire mieux que la nature, on va jusqu'à contraindre le cheval à prendre des habitudes gênantes pour lui comme pour le cavalier. ...
                 ... Or, jamais un animal en liberté ne fait de descente d'encolure, et, une fois monté, il n'en fait que s'il est gêné par la main du cavalier, ou que si le cavalier, croyant bien faire, lui a enseigné ce mouvement, dont il est impossible d'expliquer l'utilité.
                 ... Laissé libre, il perd l'habitude de faire des descentes d'encolure. 
                                                                                                                                                                        EHE - Beudant  p. 4
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Le " ramener "  resterait-il une source de polémique ?
Alors que " l'équilibre est le but de toutes les recherches "
  
                                                                                                                        EHE - Beudant  p. 4
 
 
 
 
 
 
Explication adéquate du relèvement d'encolure
 
 
 
 
 

Abréviations bibliographiques :

ME - Baucher  : Méthode d'Equitation

DRE - Baucher  : Dictionnaire Raisonné d'Equitation

DMCS - Kerbrech  : Dressage Méthodique du Cheval de Selle

DCD - Kerbrech : Dressage du Cheval de Dehors

EHE - Beudant  : Extérieur et Haute Ecole

EHE - 1948 - Beudant  : Extérieur et Haute Ecole

SE - Beudant  : Souvenirs Equestres

MSJ - Beudant   : Main Sans Jambes
DCS - Beudant   : Dressage du Cheval de Selle
VA - Beudant   : Vallerine
OC - L'Hotte  : Un Officier de Cavalerie
QE - L'Hotte  : Questions Equestres
NE - Bouhet : Notes sur l'Equitation
BEE - Boisgilbert : Baucher et l'Equitation d"Extérieur
PEP - Decarpentry : Piaffer Et Passage
BSE - Decarpentry : Baucher et Son Ecole
ETF - Bragance (de) ; L"Equitation de Tradition Française
PDE - Fillis : Principe de Dressage et d'Equitation
BCI - Racinet : Baucher, Cet Incompris